3) Autres impacts écologiques

Les rejets de CO2 dans l'atmosphère

 

En plus des émissions de suies, de métaux lourds, de fumées et d’autres polluants qui ont des effets sur la plupart des organismes vivants, les nanoparticules ont des effets encore très mal étudiés, mais qui semblent pouvoir être non négligeables.

Pour l’homme le CO2 ne devient dangereux des concentrations élevées :

  • À partir de 0,1 %, (1 000 ppm), le CO2 entraîne de l’asthme ou lesyndrome des bâtiments. Cette concentration est la valeur maximale autorisée pour le dimensionnement des systèmes de conditionnement de l’air, à l’intérieur des bâtiments et maisons d’habitation.
  • Au-dessus de 0,5 % (5 000 ppm), c’est la valeur maximale d’exposition professionnelle dans la plupart des pays.
  • 1,5 % ou 15 000 ppm est la valeur maximale d’exposition professionnelle sur une durée maximale de 10 minutes.
  • À partir de 4 % de CO2 dans l'air (40 000 ppm), on atteint le seuil des effets irréversibles sur la santé (cela  justifie une évacuation de locaux).
  • À partir de 10 % et d'une exposition dépassant 10 minutes, sans une action immédiate médicale de réanimation, c'est la mort.

Chez le végétal : à faible dose, le CO2 favorise la croissance, alors que d’apres des experience, quand il est en grande quantité, celle-ci reste constante ou au contraire diminue. On ignore de même si cet effet est durable. Après quelques années, des phénomènes d'acidification environnementale  pourraient éventuellement avoir des effets inverses. Il faut aussi savoir que le gaz carbonique est la source essentielle du carbone « minéral » transformé en carbone « organique » par la photosynthèse, sans laquelle la vie sur Terre n’existerait pas.

Pour les animaux au sang chaud : le CO2, tue par asphyxie à partir d'un certain seuil et d'une certaine durée d'exposition. Ses propriétés chimiques le rendent capable de rapidement traverser de nombreux types de membranes biologiques (il est environ 20 fois plus soluble dans les liquides biologiques de l’organisme humain que l’oxygène). C'est pourquoi il produit de rapides effets sur le système nerveux central.

 

Conséquences des rejets dans le milieu marin

L'ensemble des océans absorberait un tiers des émissions humaines de CO2.

L'apport massif de CO2 dans les océans entraine une diminution du pH des eaux, ce qui les rend plus acides. Ceci a pour effet de rendre la formation du carbonate de calcium plus difficile ce qui affecte l'écosystème marin car le carbonate de calcium est essentiel pour la survie des crustacés et des mollusques. Plus grave encore, cette diminution pourrait selon divers spécialistes varier de 5 à 50 % d'ici la fin du XXIe siècle.

Le pH moyen est passé de 8,2 unités à 8,1 unités, ce qui correspond sur une échelle logarithmique à une hausse de l'acidité de 26 %. Une diminution supplémentaire de 0,5 unité correspondrait à un doublement de l'acidité.

L'acidification des mers a un effet immédiat sur diverses espèces (ex : pour les coraux, c'est le blanchiment lié à une diminution de la calcification). Mais l’'acidification est moins dangereuse en eaux chaudes qu’en eaux froides, en effet dans la situation la plus pessimiste, d'ici la fin du siècle la calcification pourrait devenir impossible dans l'océan Austral et sur les côtes de l'Antarctique. Cela rendrait impossible la fabrication de l'aragonite, ce qui affecterait dangereusement la survie des poissons car ceux-ci se nourrissent de zooplancton qui a lui-même besoin de cette forme de calcaire que l'on trouve dans la coquille des ptéropodes qui constitue sa principale source d’alimentation.

L’effet de Serre :

L'effet de serre n'est pas en soi nocif aux écosystèmes ; s’il n’existait pas, la Terre ne serait qu’une boue de glace, ce qui la rendrait innahbitable. Le danger pour les écosystèmes se trouve plutôt dans le fait que le changement des conditions climatiques qui empêcherait les espèces vivantes de s’adapter face aux hausses de température et changements de pluviométrie. Une augmentation du niveau de la mer,des modifications des courants marins, et des conditions physico-chimique de l'eau (acidité, taux de gaz dissouts...) de mer pourraient aussi affecter des écosystèmes marins et littoraux. Les populations humaines seraient évidemment elles aussi touchées.

Des augmentations de 1,5 °C à 6 °C pour le siècle à venirsont à envisager en supposant que l'augmentation des rejets de gaz à effet de serre sontinue au rythme des 20 dernières années. Mais l'arrêt total des émissions de carbone ne suffirait pas à arrêter l'accroissement de la température sur les décennies et siècles à venir car certains gaz à effet de serre mettent très longtemps à disparaître de l'atmosphère. 

Les résolutions :

Le protocole de Kyōto est un traité international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis 1995. Signé le 11 décembre 1997 lors de la 3ème conférence annuelle de la Convention à Kyoto, au Japon, il est enté en vigueur le 16 février 2005 et en 2005 et en 2010 a été ratifié par 183 pays, les Etats Unis n'en faisant pas partie.

 

*Bien sûr, nous n'avons pas parlé des Marrées noires puisque celles-ci ont été évoquées dans une des parties précédentes, "Sa viscosité", mais cela constitue un des impacts majeurs destructeurs du pétrole sur notre planète.

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